O-jukai au Butsunanzan Kanshoji 2026
Faire sien les préceptes du Bouddha revient à comprendre que le comportement d’un bouddhiste n’est autre que les mettre en pratique dans sa vie.
[…] Dans le zen Sōtō, pratiquer les préceptes et zazen sont une seule et même chose ; dans la pratique de zazen, les préceptes sont naturellement, automatiquement, inconsciemment réalisés. Par conséquent, recevoir et protéger les préceptes est en soi le zen.
— Dōnin Minamisawa Zenji
Depuis plus d’un an nous avions commencé à préparer cet évènement. Des travaux s’imposaient : nous avons agrandi le hattō (la salle de cérémonie) et le dojo, construit de nouveaux sanitaires, amélioré l’hébergement, paysagé les abords – et surtout installé le Bonshō qui est arrivé par la mer depuis le Japon. Toute une aventure, ce bonshō ! Nous avions pu le commander dans une fonderie de Kyoto, grâce à la générosité de Minamisawa Dōnin Zenji et des membres donateurs de Kanshoji. Pour l’accueillir dignement, nous avons construit de nos mains son clocher, grâce au savoir-faire d’un charpentier membre de la Sangha.
Pour tous ces travaux, de nombreux membres de Kanshoji sont venus aider. Et bien sûr, parallèlement à ces travaux, nous avons étudié et répété les cérémonies, avec le souci permanent d’être fidèles à la tradition.
Deux moines qualifiés, Rev. Ito Ryukei et Rev. Iida Hōyū, sont venus du Japon pour nous aider, ce qu’ils ont fait avec beaucoup de ferveur et de délicatesse.

Depuis plus d’un an nous avions commencé à préparer cet évènement. Des travaux s’imposaient : nous avons agrandi le hattō (la salle de cérémonie) et le dojo, construit de nouveaux sanitaires, amélioré l’hébergement, paysagé les abords – et surtout installé le Bonshō qui est arrivé par la mer depuis le Japon. Toute une aventure, ce bonshō ! Nous avions pu le commander dans une fonderie de Kyoto, grâce à la générosité de Minamisawa Dōnin Zenji et des membres donateurs de Kanshoji. Pour l’accueillir dignement, nous avons construit de nos mains son clocher, grâce au savoir-faire d’un charpentier membre de la Sangha.
Pour tous ces travaux, de nombreux membres de Kanshoji sont venus aider. Et bien sûr, parallèlement à ces travaux, nous avons étudié et répété les cérémonies, avec le souci permanent d’être fidèles à la tradition.
Deux moines qualifiés, Rev. Ito Ryukei et Rev. Iida Hōyū, sont venus du Japon pour nous aider, ce qu’ils ont fait avec beaucoup de ferveur et de délicatesse.


Et puis le grand jour est arrivé. 84 kaitei, venus recevoir les préceptes, 40 enseignants et une centaine assistants sont arrivés à Kanshoji. Ils venaient de tous les continents et de nombreux pays : États-Unis, Canada, Vénézuela, France, Royaume-Uni, Italie, Suisse, Allemagne, Belgique, Autriche, Espagne et autres pays d’Europe – et bien sûr du Japon.
Le quatrième jour, nous avons célébré une cérémonie en l’honneur de Taisen Deshimaru Rōshi, qui a établi la pratique du Zen Sōtō en Europe.
Minamisawa Zenji considérait avec beaucoup de respect la mission de maître Deshimaru qui avait fait une œuvre magistrale en perçant la montagne des illusions de l’Ouest et en nous ouvrant en grand la porte de la voie du Bouddha. Il avait donc souhaité continuer respectueusement cette œuvre et pérenniser la voie du Zen Sōtō en Occident, en y amenant la pratique du O-jukai dans sa forme traditionnelle.
— Taiun Rōshi


Le quatrième jour également sont arrivés du Japon une délégation de Eiheiji et Chuoji, menée par l’abbé Chuko Kumagai Roshi, qui a dirigé en tant que représentant de Minamisawa Zenji la cérémonie d’inauguration du bonshō. Ce fut une belle cérémonie, particulièrement émouvante pour tous ceux qui ont œuvré à la venue du bonshō à Kanshoji.
Le grand bonshō offert par Minamisawa Dōnin Zenji fait désormais résonner sa voix sur le Butsunanzan. À Kanshoji, ceux qui entendent le son de cette cloche sont appelés à s’éveiller à la Voie. Matin et soir, chaque coup de cloche résonne et éveille tous les êtres sensibles.
— Kumagai Chūkō Rōshi
Tout s’est déroulé à merveille. Tout le monde était heureux, souriant… impressionné. Chacun est reparti en remerciant Kanshoji de son accueil et de son organisation. Depuis, nous avons reçu de nombreux courriers de kaitei, de kyoshis et de membres qui ont exprimé leur joie et leur gratitude pour avoir participé à cet évènement.
Finalement, nous avons décidé unanimement d’organiser à nouveau un Ojukai à Kanshoji dans trois ans, en 2029.


Taiun Roshi a pleinement accueilli la volonté laissée par Zenji Sama. En tant que Maître des Préceptes, il a pratiqué le grand Dharma avec calme, sans jamais vaciller, et avec une grande rigueur. Cette attitude est l’expression même de l’esprit de la lignée que Zenji Sama a consacré sa vie à cultiver. J’ai été témoin de la grande Voie des bouddhas et des patriarches : celle par laquelle le disciple, vénérant son maître, reçoit son enseignement et le transmet à son tour en l’incarnant dans sa propre vie.
À travers ce Jukai-e, ce que j’ai ressenti avec le plus de force, c’est que le Dharma du Bouddha ne repose en aucun cas sur une seule personne. Il se transmet du maître au disciple, puis aux générations suivantes, porté par la gratitude envers ceux qui nous ont précédés. Les graines de l’Éveil semées par Zenji Sama continuent de croître avec vigueur au sein de Kanshoji, et de s’étendre toujours plus largement à travers le monde.
— Rev. Itō Ryūkei