En équilibre
parfait, immobile,
le poids du corps sur les genoux,
la colonne vertébrale étirée vers le ciel,
ni penché en avant,
ni
penché en arrière.
On se contente d'effacer à chaque instant toute
tension inutile, toute intention.
C'est par cette pratique que Shakyamuni est devenu Bouddha;
ce n'est pas par le bouddhisme - il n'existait pas;
ni par les sutras - ils n'avaient pas encore été
écrits.
Dans la posture paisible de l'éveil,
à partir du silence
et de l'immobilité,
naturellement, inconsciemment,
on donne la liberté à toute chose.
La conscience s'ouvre à l'infini.
Donner la liberté à nos
pensées,
c'est ne pas bouger devant elles.
C'est comme cela que nous sommes Bouddha.
N'en doutez pas, ne cherchez pas ailleurs !